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« Quelle chance d'avoir accès, au centre-ville, au parc linéaire Le P'tit-Train-du-Nord » Famille Paquin
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Un peu de nous 

 
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Par Marie

Cet été, tu es né.  Toi, mon petit trésor.  Mon petit garçon adoré.  Après 10 jours de contractions  “aux demi-heures”, tu t’es enfin pointé le bout du nez!  Entre deux contractions, j’ai eu le temps de m’exclamer : “Il a autant de cheveux que sa sœur!”  Et après une dizaine de poussées, tu étais là.  Lové sur mon ventre.  À 18 heures, nous faisions l’épicerie et à 23 h 24, nous faisions connaissance pour la première fois.
Tu as appris à téter tout de suite, contrairement à ta sœur qui avait pris plusieurs jours avant d’apprendre à téter mon sein pour se nourrir.  On m’avait même proposé de lui donner du lait maternisé au compte-gouttes.  Alors j’étais préparée à prendre beaucoup de temps pour te montrer la technique.  Je souhaitais te donner le temps de ramper sur mon ventre pour chercher à te nourrir.  C’était, à mon avis, ce qui avait manqué à ta sœur…  le temps de s’apprivoiser tranquillement.
Image_BebeDortUne quinzaine de minutes après ton arrivée, tu te tortillais et ouvrais la bouche en tétant mon ventre.  Naturellement, je t’ai approché et tu as pris ta première gorgée aussi simplement que si tu l’avais fait durant des mois.  J’étais tellement soulagée et heureuse de nous voir ainsi réunis.  Lorsque l’infirmière m’a proposé “Ça serait le temps d’essayer de le mettre au sein”, j’ai souri et soulevé la couverture pour qu’elle nous voie collés…  presque en symbiose.  Elle a souri et s’est retirée.  Et c’est ce dont j'avais besoin : profiter de ce moment d'intense bonheur lovée contre toi.  J'en ai profité durant plus d'une heure avant de te "décrocher" pour la pesée et les examens.  Déjà, tu entamais une longue carrière de tétineur! 
Tu as maintenant cinq mois et tu adores autant l'heure du boire.  Je n'ai qu'à me préparer et te tendre les bras pour que tu comprennes et que tu te calmes.  Nous sommes particulièrement doués pour faire plusieurs choses pendant que je te nourris.  Nous sommes maintenant capables de donner la bouteille à ta grande sœur à l'heure du dodo.  Nous faisons même le souper ou supervisons les devoirs de ta grande, grande sœur. Nous avons aussi essayé de prendre une marche ou de pousser le carrosse d'épicerie où tes deux sœurs étaient assises!
J'ai allaité ta sœur avec un immense plaisir durant ses douze premiers mois de vie.  D'ailleurs, je lui ai donné le dernier boire le matin de sa fête.  J'ai arrêté trois mois seulement avant que tu ne viennes au monde.  J'avais un peu peur de sa réaction face à ton arrivée et au fait que tu allais boire à mes seins à sa place.  Mais c'était mal juger mon petit ange.  Elle n'en a jamais fait de cas et la seule jalousie que j'ai pu observer à ce jour se termine quand je lui rends son "petit bébé-frère préféré" pour qu'elle continue de jouer avec toi. 
Lorsque je voyais un brin de jalousie briller dans ses yeux, je te posais dans la balançoire et m'approchais pour la prendre.  Elle s’y refusait fermement en me faisant comprendre, du haut de ses dix-huit mois, que ce qu'elle désirait c'était te prendre elle-même.  Toute malhabile qu'elle fut, c'était des moments extrêmement agréables de vous voir si bien ensemble.  Elle ne connaît pas encore bien sa force et te prend pour appui pour se relever plus souvent qu'à son tour, mais tu n'en fais jamais de cas et lui fait des sourires à chaque fois que son regard croise le tien.  Elle te tire par les mains pour te lever debout ou pour t’apprendre à marcher!
Pour ce qui est du lait,  j'en produis tellement que j'en fais des bouteilles pour congeler.  Lorsque ta sœur me voit en remplir une, elle veut la boire.  Après m'être demandée ce qui était le mieux durant...  maximum trois secondes,  j'ai opté pour lui offrir ce plaisir.  Après tout, mon lait n'est-il pas le meilleur pour vous, rempli de délices et d'anticorps?  Ça a duré environ trois semaines, puis elle s'y est désintéressée...  Ce fut le plus beau des cadeaux de savoir que, même après le sevrage, mon lait la dorlotait encore! 
Je vous serai toujours reconnaissante, à ta sœur et à toi, de m’avoir permis de connaître les joies de l’allaitement.  Nourrir moi-même mes enfants est une expérience unique qui m’apporte beaucoup de bonheur et qui aide à effacer les nuits blanches et les moments de découragement.
Pour revenir à toi, mon trésor, mon moment préféré de la journée, c'est lorsque tout est calme et que l'on se colle.  Je faufile alors ma main sous tes petits bras qui me tiennent fort pour aller te flatter les cheveux ou encore lorsque tu termines de te nourrir en me faisant un gros sourire tout en gardant le sein dans ta bouche.  On dirait que tu me dis : "Merci maman! C'était tellement bon!". 


Ta maman comblée
XXX
 

Mon expérience à la Maison Pause-Parent 

 
C’est l’hiver, il fait froid et l’ennui commence à nous gagner moi et mes deux garçons âgés de 8 mois et de 2 ans. Ce n’est pas toujours facile de meubler le temps avec les enfants quand on est maman à la maison, cette maison qui rapetisse des fois on dirait. J’ouvre le journal de quartier. Je vois l’annonce que je cherche depuis des mois, celle de la Maison Pause-Parent.
 Tout dans l’appellation de l’organisme porte à croire que cela me concerne. Dans le mot « maison » je ressens le confort d’un foyer, dans « pause » je comprends un instant pour soi, dans « parent » je vois tout ce que je suis devenue depuis un peu plus de 2 ans.
J’ouvre mon portable et je me rends sur leur site internet, ma foi, tout me plaît : une organisation qui fait la promotion de la famille, des activités pour les parents, d’autres pour les enfants, du bricolage, de l’exercice physique, de la cuisine communautaire, des ateliers de discussion, une halte-garderie et tellement plus encore !
 Je me décide enfin, j’habille mes deux enfants de toutes leurs épaisseurs et me prépare à combattre la neige afin de me rendre à la journée d’inscription. Arrivée, j’aperçois une jolie petite maison jaune aux volets bleus marins. J’ai le droit à une petite « crise de bacon » à l’extérieur pour ne pas y entrer que je surmonte avec un peu de difficulté. Ce que je ne sais pas, c’est que j’en aurais une autre quand arrivera le temps de quitter parce que mon garçon ne voudra plus partir…
 Je rentre dans la Maison Pause-Parent. Automatiquement, une chaleur me gagne, il y a des endroits comme ça. De jolis yeux verts pommes me sourient en m’expliquant le fonctionnement de la place. Il y a des enfants joyeux, des sourires chaleureux, des intervenantes accueillantes, une grande cuisine qui donne le goût de mettre la main à la pâte, des parents avec qui jaser, une belle garderie avec des employées attentionnées.
 C’est décidé, je surmonte ma timidité, je m’inscris ! Toutes les activités sont intéressantes, je dois mettre les priorités sur mes intérêts, il n’y a que les cuisines que je n’essayerai pas cette fois-ci mais ce n’est que partie remise car quand je regarde par la fenêtre, ça sent bon la bonne humeur et la bonne bouffe.
 Je quitte l’endroit un peu essoufflée d’avoir géré la crise de mon grand mais avec la certitude que mes enfants y gagneront beaucoup, que je ferai de belles rencontres et que je pourrai intégrer des groupes avec lesquels je partagerai un but commun : celui de se doter d’outils pour grandir et s’aider dans notre rôle de parent  et d’individu et ce à tous les points de vue.

Dominique Bergeron
 
Date de mise à jour : 22/05/2013