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Déplafonnement du nombre d’appareils de loterie vidéo

Inquiet de l’impact sur les populations vulnérables, les joueurs et leur entourage, le maire de Saint-Jérôme demande le retrait des dispositions de la loi 74

Les révélations résultant d’une enquête de trois journalistes de La Presse parues la semaine dernière à propos des impacts négatifs potentiels du déplafonnement à venir des appareils de loterie vidéo (ALV) par établissement licencié préoccupent grandement le maire de la Ville de Saint-Jérôme, Stéphane Maher. Parce que le nombre d’ALV par 1000 habitants est légèrement plus élevé que la norme fixée par Loto-Québec, il s’inquiète non seulement pour la population jérômienne, qui compte en son sein des gens vulnérables, mais aussi pour les joueurs et leur entourage qui peuvent être aux prises avec des problématiques importantes liées au jeu. Il se dit également inquiet pour notre région, au sein de laquelle quatre importantes municipalités affichent un nombre d’ALV par 1000 habitants plus élevés que la norme.

« J’encourage le ministre des Finances, Carlos Leitao, responsable politique de la société d’État, à réviser à la baisse l’offre d’ALV, tel qu’il l’envisageait suite aux révélations faites par le quotidien La Presse, plutôt que de permettre un déplafonnement du nombre d’ALV par licence. Il s’agit là d’une position raisonnable, sécuritaire et éthique à une problématique socialement très dommageable », affirme d’emblée Stéphane Maher.

Selon l’enquête du quotidien, 32 licences d’exploitation accordées à des établissements sur le territoire de la Ville de Saint-Jérôme en février 2016 leur permettaient de tirer profit de 150 ALV, soit un ratio de 2,03 ALV par 1000 habitants, d’emblée un peu plus élevé que la norme fixée par Loto-Québec de 2 ALV par 1000 habitants. Bien que selon la loi, Loto-Québec ne pourra plus émettre de nouvelle licence puisque le taux de 2 ALV par 1000 habitants est plus élevé sur le territoire jérômien, il n’en demeure pas moins qu’un décloisonnement du nombre d’ALV par établissement licencié induirait de graves problématiques.

Aussi, une autre norme de Loto-Québec indique qu’un établissement licencié pour des ALV ne peut les exploiter dans un secteur dont le revenu médian des ménages est inférieur à 56 100 $ en 2011. Le revenu médian des ménages jérômiens est de 59 722 $ (ENM 2011), soit à peine 3 000 $ de plus. Qui plus est, ce revenu médian des ménages l’est pour l’ensemble de la ville alors que l’on sait que le secteur Saint-Jérôme est beaucoup moins aisé que d’autres (Bellefeuille, Lafontaine, etc.), avec un revenu médian de loin inférieur et le deux tiers des ALV qui s’y retrouvent.

« Qu’on se le dise : les ALV sont situés dans des endroits plus pauvres, où l’on retrouve des personnes qui rêvent d’améliorer leur situation de manière instantanée; ces personnes sont extrêmement vulnérables. On ne parle pas uniquement de problématique chez les personnes à risque. La proximité de ces appareils peut développer une habitude de jeu chez n’importe qui. Le jeu entraîne souvent plus de dépenses que ne le permet le revenu du joueur, ce qui peut provoquer de l’endettement, affecter grandement l’ensemble de sa famille, de son entourage et ainsi provoquer une détresse et une souffrance considérables », précise Stéphane Maher.

En effet, selon la psychologue Louise Nadeau, auteure des études les plus récentes sur le jeu, chaque établissement doté d’ALV est fréquenté, en moyenne, par 22 joueurs très problématiques — soit 8 joueurs pathologiques et 14 joueurs à risque.

Le maire Maher invite l’administration et le conseil de la Ville de Saint-Jérôme à être vigilants et de prendre des décisions conséquentes, dans le sens de la prudence et d’une vision responsable face aux ALV sur le territoire. Il entend également travailler sur la problématique avec les élus du Québec responsables du dossier, des services sociaux et de la région des Laurentides, mais également avec les autres élus de la région des Laurentides dont il entend saisir les instances.

(Souce : Cabinet du Maire de Saint-Jérôme)

Stéphane Maher, maire de Saint-Jérôme
Stéphane Maher, maire de Saint-Jérôme

  
Date de mise à jour : 26/09/2016