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Financement des services policiers : Saint-Jérôme doit avoir sa part de subventions

À la suite à la sortie publique du président de l’Union des municipalités du Québec qui demande une limite à l’augmentation annuelle des frais liés aux services de la Sûreté du Québec (SQ), le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, réclame quant à lui une correction permanente dans le financement du corps de police municipal de Saint-Jérôme. 
 
En effet, la Ville de Saint-Jérôme assure à 100 % les frais liés aux activités de son service de police municipal alors que les villes desservies par la SQ bénéficient d’un financement gouvernemental annuel d’environ 47 %. À cela s’ajoutent les 22,8 M$ accordés l’an dernier par Québec afin que les villes puissent faire face à la hausse des tarifs.  
 
Cette situation relève d’une iniquité historique et ne touche que trois villes ayant entre 50 000 et 100 000 habitants et qui doivent assurer des services de niveau 1. Conséquemment, Saint-Jérôme réserve 16 % de son budget à la police, soit près de 22 M$, alors qu’une ville comparable en taille et en population comme Drummondville alloue 8 % de son enveloppe budgétaire. 
 
« Nous tentons, depuis 2013, de compenser cette iniquité dans le financement des services de police en puisant dans nos réserves, mais la situation ne peut plus durer. Nous devons bénéficier des mêmes avantages que les autres municipalités. Le problème est connu à Québec et nous espérons que nos appels à l’aide seront entendus », déclare Stéphane Maher qui souligne du même souffle que le député de Saint-Jérôme, Youri Chassin, a reconnu l’urgence de se pencher sur ce dossier. 
 
Au fil des ans, le manque à gagner se chiffre à près de 50 M$ pour Saint-Jérôme. En raison de la forte pression qu’elle subit à titre de capitale régionale et considérant que Saint-Jérôme compte sur son territoire un hôpital avec une aile psychiatrique, une prison, deux centres de réinsertion sociale dont un pour les délinquants sexuels, le palais de justice régional, six écoles secondaires, un cégep et une université, l’iniquité représente un frein sérieux quant au développement de la ville. 
 
En 2011, le gouvernement libéral a reconnu dans le préambule du projet de loi 31 (Loi modifiant diverses dispositions concernant l’organisation des services policiers) cette iniquité et a suggéré une approche visant à la corriger. « Il est inacceptable que les Jérômiennes et les Jérômiens payent à l’heure actuelle la totalité de la facture de leur Service de police en plus de contribuer au financement de la Sûreté du Québec par l’intermédiaire de leurs impôts versés au provincial », souligne le maire. Ce dernier invite le gouvernement actuel à réexaminer la loi de façon à respecter la capacité de payer des contribuables de Saint-Jérôme.  

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Date de mise à jour : 26/09/2016