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Réduire la limite de vitesse : une question de sécurité

Le conseil municipal de Saint-Jérôme a officiellement modifié le 17 janvier sa réglementation de façon à réduire de 50 à 40 km/h la limite de vitesse sur la majeure partie de son réseau routier résidentiel secondaire. Cette mesure, qui était envisagée depuis quelques années déjà à Saint-Jérôme, est adoptée par de plus en plus de villes au Québec.

À moins d’imprévu, le nouveau règlement, que le ministère des Transports doit d’abord approuver, entrera en vigueur d’ici le début de l’été. Une campagne d’information sensibilisera les automobilistes et l’ensemble de la population à ce sujet.

Ce changement vise à améliorer la sécurité dans les rues de la ville et à répondre aux préoccupations souvent manifestées par les citoyens à cet égard. Plusieurs études démontrent les bénéfices potentiels d’une réduction de la limite de vitesse en milieu urbain. Après tout, 73 % des collisions avec blessés surviennent sur des rues où la limite est de 60 km/h et moins.

Une des principales causes d’accidents


La vitesse est identifiée comme l’une des principales causes d’accidents routiers. On estime que, sur tous les types de routes en milieu urbain et rural, une réduction de 10 % de la vitesse moyenne entraînerait une réduction de 32 % des collisions mortelles et de 15 % des collisions avec blessures.

Plus un véhicule roule vite, plus le champ de vision périphérique du conducteur rétrécit et celui-ci risque, par exemple, de ne pas apercevoir un enfant qui s’apprête à traverser la rue. En outre, plus son temps de réaction de même que la distance de freinage s’allongeront. Ainsi, à 50 km/h, le conducteur roulera 35 mètres avant de commencer à freiner et son véhicule mettra encore 27 mètres à s’arrêter, pour un total de 62 mètres. À 40 km/h, la distance totale parcourue baisse à 45 mètres, en incluant le temps de réaction et le freinage.

Non seulement une vitesse moins élevée peut donc permettre d’éviter un accident mais, en cas d’impact inévitable, elle devrait avoir un effet significatif sur la gravité des blessures. À 30 km/h, la probabilité du décès d’un piéton est de l’ordre de 10 %, tandis qu’à à 50 km/h, elle dépasse 75 %.

Améliorer le sentiment de sécurité des citoyens


Au-delà de ces bénéfices évidents, une réduction de la vitesse améliore aussi le sentiment de sécurité et de confort des citoyens sur les voies publiques. La vitesse perçue contribue en effet à l’insécurité, particulièrement chez les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, qui éprouvent davantage de difficultés à apprécier la vitesse réelle des véhicules.

Par ailleurs, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la diminution de la vitesse n’augmente pas forcément les temps de parcours. En effet, en milieu urbain, les ralentissements sont surtout liés à la congestion, au nombre de carrefours et à leur mode de gestion, plutôt qu’à la limite de vitesse.

* Source des statistiques: Ministère des Transports du Québec, 2015
  
Date de mise à jour : 26/09/2016