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Saint-Jérôme: une ville sécuritaire

« Saint-Jérôme : une ville sécuritaire victime de la désinformation »
Le maire Gascon répond à La Presse


C’est connu, les statistiques sont des êtres sensibles ; pour peu qu’on les torture... on peut leur faire avouer n’importe quel crime ! ». Le maire de Saint-Jérôme Marc Gascon commentait en ces termes un article de la journaliste Judith Lachapelle, publié par le journal La Presse le 9 février dernier, et qui pourrait insécuriser à tort la population de Saint-Jérôme. « Contrairement à la conclusion de Mme Lachapelle, notre ville n’est pas l’une des plus criminalisées au Québec, bien au contraire. C’est une ville très sécuritaire, où les policiers font de l’excellent travail », affirme-t-il avant de s’expliquer.

L’impression contraire provient d’une méconnaissance des procédures entourant la collecte des données : le Service de police de Saint-Jérôme collige 100% des plaintes et interventions. La rigueur administrative des policiers jérômiens contribue à faire augmenter sensiblement leurs statistiques sur la criminalité, comparativement à d’autres villes.

Plus de dossiers ne signifie pas plus de dangerosité

Il faut savoir qu’un meurtre et un vol de sac à main représentent chacun un dossier ouvert et traité. Le décompte ne tient pas compte de la gravité de l’acte. À Saint-Jérôme, la criminalité prend la forme de vols de bicyclettes, de véhicules ou à l’étalage, pour moins de 5 000 $, et non de crimes contre la personne. Saint-Jérôme a connu un seul homicide en quatre ans. On est loin des crimes liés à des groupes criminalisés ou des gangs de rues, comme dans d’autres villes.

De plus, Saint-Jérôme se différencie par une politique d’ouverture de dossier pour tout méfait commis sur son territoire, incluant ceux commis dans ses écoles secondaires. Évidemment, ces données ajoutent du poids à ses statistiques. Sans compter que Saint-Jérôme, en raison de son rôle de capitale régionale, accueille une population « flottante » de plus de 100 000 personnes.

« Il est curieux que Mme Lachapelle n’ait pas eu d’elle-même l’idée de vérifier ce point. Elle serait parvenue à une conclusion différente… et véridique », pense Marc Gascon. Statistique Canada, ayant pris conscience de cette faiblesse de son information, prévoit ajouter l’an prochain un « indice de dangerosité ». 
 

Des citoyens satisfaits

Les policiers de Saint-Jérôme ont un taux de résolution des crimes se situant à 46%, de quoi rendre jaloux plus d’un directeur de police. Les citoyens sont en sécurité et se sentent en sécurité. Une enquête de Léger Marketing, en avril 2008, révélait que le degré de satisfaction des citoyens à l’égard du Service de police s’élève à 78% et atteint 82% pour la sécurité publique en général. Quant au risque que certains gangs de rue élargissent leur territoire à partir de la Métropole, il existe, cela va de soi, mais aucune implantation ne s’est réalisée jusqu’à aujourd’hui.

« À titre de criminologue et de premier magistrat de Saint-Jérôme, je peux vous assurer d’un fait indéniable : Saint-Jérôme est une ville sécuritaire. Bref, nos policiers pourraient donner des leçons de rigueur professionnelle, et certaines personnes pourraient en recevoir. Il arrive parfois que tourner les coins ronds soit presqu’un crime », conclut le magistrat.
  
Date de mise à jour : 26/09/2016