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Sécurité civile municipale et mesures d'urgence  

Comme la sécurité civile n'est pas le domaine le plus connu de la population, vous avez tout à gagner à visiter cet onglet. La sécurité civile s'occupe de prévenir les risques de sinistres majeurs et de préparer l'intervention au cas où ceux-ci se produiraient.

Feu342Labelle036.JPGVous y trouverez des rubriques et de l'information sur les principaux risques sociaux, naturels et technologiques à Saint-Jérôme. Des rapports d'étude et des publications pourront également vous aider à mieux comprendre le domaine de la sécurité civile.

La sécurité civile interpelle non seulement les intervenants en mesure d'urgence connus, mais aussi les citoyens et les entreprises en les invitant à prendre les précautions nécessaires pour faire face à tout sinistre majeur.


Le comité de sécurité civile de la ville de Saint-Jérôme espère que ce site constituera un stimulant pour maintenir vivante la sécurité civile dans la ville et pour qu'une véritable culture de sécurité civile s'y installe.
 

Mission

La mission du Comité de sécurité civile (CSC) est de s'assurer de la prévention des sinistres majeurs et du meilleur état de préparation des districts et des services centraux de la ville en rapport avec les risques majeurs et de fournir le support stratégique à la coordination des intervenants en sécurité civile lors de sinistres et du rétablissement après sinistre.
 

 

Les types de risques

Les éléments naturels, technologiques et sociaux capables de causer un sinistre sont présents. Nul ne peut les ignorer. La première démarche requise afin d'améliorer notre sécurité, celle de nos proches ainsi que celle de notre milieu de vie consiste à identifier les menaces de sinistres latents. Il sera plus facile par la suite de prendre les décisions qui amélioreront notre sécurité.

Bien que l'on ne puisse éliminer à la source tous les risques, certains d'entre eux, tels les risques technologiques, sont plus propices que d'autres à la prévention. Les accidents de transport, les déversements de produits dangereux illustrent bien les risques visés par la prévention. Les risques qu'on ne peut prévenir, tels les risques naturels, sont souvent prévisibles. Lorsqu'on peut anticiper une menace, il devient alors possible de poser des gestes qui pourront réduire l'ampleur des dommages. Dans cette catégorie de risques, nous retrouvons les inondations, les tempêtes et les tornades. Dans les sections qui suivent, nous tentons d'identifier les risques naturels et technologiques qui pèsent sur le territoire de la ville de Saint-Jérôme.

Risques technologiques

Les risques technologiques sont ceux considérés comme étant causés par l'Homme. Cependant, la cause de l'accident peut être d'ordre naturel dans un contexte de risques technologiques majeurs. Les risques technologiques sont divisés en quatre catégories: les risques d'accidents industriels majeurs (site fixe), les risques reliés au transport des matières dangereuses, les risques reliés au transport des personnes (avions, trains, autobus) et les risques nouveaux issus de plus récentes technologies, tels que l'informatique, la biotechnologie, le nucléaire, etc.

Pour ce qui est du transport, le tableau est fort complexe. Le réseau autoroutier, le réseau ferroviaire, les corridors aériens forment un tissu serré qui tapisse le territoire de la ville et le rendent vulnérable partout. On peut estimer à environ 12 % des matières transportées celles qui sont dangereuses. Le point de rencontre de ces réseaux, sous forme de points d'échanges intermodaux, ne fait qu'accroître les risques, puisqu'il est connu que les transbordements d'un mode à un autre sont les points de vulnérabilité les plus importants. Il y a eu 6 accidents impliquant des matières dangereuses sur le territoire de la ville de Saint-Jérôme de 2000 à 2004. L'autoroute des Laurentides et les voies de circulation des routes 117 et 158 sont les endroits les plus vulnérables.

L'aéroport de Mirabel entraîne un trafic aérien significatif à proximité de secteurs urbains habités et de secteurs industriels. Le risque d'écrasement d'avion est reconnu internationalement comme plus élevé à proximité des aéroports. Le transfert des vols internationaux de Mirabel à Dorval a entraîné une diminution du trafic aérien de passagers, mais il y a toujours le volet cargo qui est en opération à Mirabel. En 2001, le Bureau de la Sécurité dans les transports a enregistré une baisse de 19 % des accidents d'avion au Canada, mais une hausse de 14 % d'incidents dont certains peuvent conduire à un accident majeur. Les accidents d'avion sont relativement rares compte tenu du nombre de vols, mais ils sont terriblement meurtriers lorsqu'ils arrivent. Le territoire de la ville de Saint-Jérôme est particulièrement vulnérable à ce genre de risque, surtout dans le secteur sud, étant donné la densité des risques environnants.

feuDSCN0001.JPGLa ville de Saint-Jérôme compte une multitude d'entreprises concentrées majoritairement dans le secteur centre et centre-ouest (parc industriel). Les types d'entreprises retrouvées sont surtout aérospatiales, pharmaceutiques, électriques, alimentaires, informatiques et textiles. L'industrie lourde, majoritairement pétrochimique, est davantage concentrée . Le Comité de sécurité civile a réalisé en 1997 et repris en 2002 un inventaire des matières dangereuses présentes dans cinq (5) installations les plus à risque sur le territoire de la ville de Saint-Jérôme. Il est consolant de voir que plusieurs comités ou des groupes d’individus s'occupent de la prévention et de la préparation eu égard aux accidents impliquant des matières dangereuses. L'engagement de plus en plus généralisé à Saint-Jérôme et au sein de la MRC de la Rivière-du-Nord pour une gestion responsable face aux citoyens est un gage que les risques d'accidents industriels majeurs sont, bien que très réels, sous bonne garde.

Risques naturels

Les risques naturels regroupent l'ensemble des menaces qui ne sont pas causées par l'Homme. Les menaces naturelles s'expliquent principalement par la position géographique de Saint-Jérôme et de sa région.


Les types de risques naturels que l'on retrouve dans la région de Saint-Jérôme sont:

  • Les risques de désordres climatiques
  • Les risques sismiques
  • Les risques d'inondations majeurs

 

Saint-Jérôme est caractérisé par la Rivière-du-Nord, qui forme un lit d’eau sillonnant son cœur intérieur créé par ce cours d'eau important. Le rétrécissement des berges et la formation possible d'embâcles au printemps, tout comme l'existence de barrages hydroélectriques, en l’occurrence la mini-centrale de l’est de la rue Labelle, accroissent le risque d'inondations sur Saint-Jérôme. L'histoire des inondations de la ville est éloquente à ce propos. Même si aujourd'hui, il y a une gestion concertée et efficace du bassin versant de la Rivière-du-Nord, il n'en demeure pas moins que le risque d'inondations majeures dans la ville est réel comme en fait foi une étude produite par le Centre d’expertise hydrique du Québec, en juin 2003, en partenariat avec les villes de Prévost et Saint-Jérôme.

L'histoire a permis de constater que Saint-Jérôme est située au cœur d'une zone à hauts périls sismiques. Un fort tremblement de terre en 1663 et l'activité sismique continue dans la vallée du Saint-Laurent témoignent de ce fait. Le risque sismique de Saint-Jérôme est fort bien documenté, malgré l'absence de conscience populaire généralisée à ce sujet. Quand on sait que le bâti urbain dense, comme celui de Saint-Jérôme, s'est fait avec beaucoup de remplissage, donc de sol meuble du point de vue géologique, il faut comprendre que les dommages résultant d'un tremblement de terre pourraient être considérables, notamment sur les infrastructures essentielles, les ponts et des installations à risque industriel. Une évaluation de la résistance des bâtiments permettrait de mieux documenter le risque sismique à Saint-Jérôme.

vents_violents.JPGLes temps violents estivaux regroupent un ensemble de phénomènes météorologiques tels que la pluie soudaine, la pluie abondante, les vents violents, la grêle et les tornades. Comme il serait trop long d'entrer dans le détail de chacun de ces phénomènes, retenons qu'il y a eu 138 événements violents dans la grande région de Saint-Jérôme entre 2000 et 2004. Un des plus mémorables a été la pluie diluvienne du 14 juillet 1999 qui a laissé 81 mm d'eau dans le secteur à l’ouest de l’autoroute des Laurentides, sans oublier les orages violents suivis de panne électrique en août 2005 et 2006.



Les tempêtes hivernales ont de nombreuses fois frappé la région de Saint-Jérôme. La population était plutôt habituée aux tempêtes de neige abondantes ou avec vents violents. Toutefois, la tempête de verglas de janvier 1998 a montré à quel point Saint-Jérôme était vulnérable, surtout au niveau de l'atteinte des structures essentielles, comme l'électricité, l'eau potable, les produits pétroliers, les télécommunications, les ponts, les voies de circulation, etc.

Risques sociaux

Les risques sociaux forment une catégorie particulière. Ces risques proviennent généralement d'actes gratuits ou réfléchis qui dépendent de la volonté d'individus pour se produire.
Dans cette catégorie nous retrouvons les risques suivants:

  • FeuDSCN0014.JPGémeute;
  • pillage;
  • sabotage;
  • contamination;
  • attentat;
  • tuerie massive;
  • terrorisme;
  • prise d'otages;
  • guerre.

 

Saint-Jérôme n'est pas à l'abri de tels événements. La prise d’otages au Palais de justice en 1973, les attentats à la bombe dans un dépôt de propane en 1996 et 1997, et la guerre des motards ou gangs de rues ne sont que quelques exemples des événements de types sociaux qui sont survenus au cours des trente dernières années à Saint-Jérôme.

La dimension criminelle d'actes comme ceux énumérés ci-haut pourrait dégénérer en désastres ou en crises majeures qui dépassent la seule intervention policière. Difficile à prévoir, difficile à prévenir, ces risques exigent néanmoins une préparation rigoureuse pour faire face à l'inattendu et l'inédit. Il existe sur le territoire de Saint-Jérôme une concertation bien orchestrée entre les intervenants pour y faire face.

Le rôle de la municipalité consiste tout d'abord à prendre conscience de l'existence de pareilles menaces. Cette prise de conscience contribuera à améliorer la coopération nécessaire à une prévention et une intervention efficace. La planification des mesures d'urgence municipales doit tenir compte de la possibilité que se manifeste un risque social sur le territoire. Ce type de risque peut facilement dégénérer en sinistre et même en crise. L'ensemble des mesures identifiées pour faire face aux risques naturels et technologiques pourront être mises à contribution.                                           

Date de mise à jour : 24/07/2016