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Une ville, quatre secteurs

Issue du regroupement des quatre villes de son agglomération, la nouvelle Ville de Saint-Jérôme a été constituée le 1er janvier 2002. 

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D’un commun accord, le nom Saint-Jérôme a été conservé, considérant que le territoire des autres municipalités faisait partie de la paroisse fondée en 1834. Le conseil municipal a tenu à respecter les résidents, élus et administrateurs des anciennes villes de Bellefeuille, Lafontaine, Saint-Antoine et Saint-Jérôme, en nommant les quatre grands secteurs de la ville en mémoire de ces villes.


Saint-Jérôme, secteur centre

Une chapelle fut érigée en 1821. Fondée en 1832, la paroisse de Saint-Jérôme-de-la-Rivière-du-Nord fera l'objet d'une érection canonique en 1834 et civile en 1856. Sa dénomination passera directement à la municipalité de paroisse créée en 1845 et abolie en 1847. La municipalité de village instaurée en 1856 portera le nom abrégé de Saint-Jérôme, maintenu en 1881 lors de l'obtention du statut de ville. Par la suite, la ville cédera une partie de son territoire pour la création de Saint-Janvier-de-Blainville et de Saint-Sauveur. L'ancienne ville de Saint-Jérôme a porté les titres de Seuil, Portique et Capitale des Laurentides, et surtout celui de Reine du Nord.

À compter de 1868, le curé Antoine Labelle (1833-1891) jouera un rôle déterminant dans la colonisation du Nord et obtiendra l'établissement du transport ferroviaire entre Montréal et Saint-Jérôme en 1876. Au début du XIXe siècle, l'endroit répondait à l'appellation Dumontville, en hommage au seigneur des Mille-Îles, donateur du terrain de l'église. Le nom de Saint-Jérôme lui fut donné plus tard en l'honneur de la version latine de la Bible, la Vulgate.

Le territoire du secteur centre correspond aux limites de la ville de Saint-Jérôme avant le regroupement.


Le secteur Bellefeuille

Le secteur Bellefeuille se situe à l'Ouest de l'autoroute 15. L'appellation Bellefeuille a été préservée pour identifier la zone correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom.

Le peuplement a commencé dans les années 1830. D'abord érigée comme municipalité de Saint-Jérôme-de-la-Rivière-du-Nord en 1845, puis comme municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme en 1855 et comme municipalité de la paroisse de Bellefeuille en 1966, elle prit son statut de ville en 1997. Le nom rappelle Eustache-Antoine Lefebvre de Bellefeuille, de Saint-Eustache, à qui le gouvernement avait concédé un fief en augmentation de la seigneurie des Mille-Îles en 1862. On peut voir encore aujourd'hui, en bordure de la rue de Martigny Ouest, la chapelle du cimetière de la paroisse (1887), construite à l'instigation du curé Labelle, et le tombeau du célèbre Roi du Nord (1891).

Cette localité fut autrefois agricole et l'occupation des sols a conservé cette vocation sur une grande partie du territoire. De vastes étendues vallonnées servent encore à la culture et à l'élevage. Toutefois, le secteur Bellefeuille connaît maintenant un essor important des vocations commerciales et résidentielles. Plusieurs promoteurs immobiliers y ont construit des ensembles de qualité et des grappes de boutiques et magasins de toute sorte y sont apparues.


Le secteur Lafontaine

L'appellation La Fontaine évoque Louis-Hippolyte Ménard, dit LaFontaine (1807-1864). Avocat et journaliste, il fut député de la circonscription électorale de Terrebonne en 1830, 1834 et 1844, et reconnu comme l'un des plus importants porte-parole du Parti patriote jusqu'au début de l'Insurrection de 1837.

L'ancienne ville de La Fontaine fut fondée en 1796 à l'est de la rivière du Nord, avec la concession des terres au «Cordon», du nom de la ligne qui marquait la limite des seigneuries de Terrebonne et celle des Mille-Îles. Les premiers citoyens provenaient pour la plupart de Terrebonne, de Sainte-Thérèse, de Saint-Eustache et de Sainte-Anne-des-Plaines. Avant sa création en tant que municipalité de village, en 1958, elle faisait partie du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme.

Le secteur connut une vocation agricole. De cette époque où la nature dominait, elle a conservé une grande zone vouée aux divertissements de plein air, le parc de la Rivière-du-Nord. On peut observer sur ce site les chutes Wilson et les vestiges de la vieille pulperie. La compagnie Wilson, d'envergure pancanadienne, y avait acheté en 1893 la cartonnerie d'origine pour la transformer en pulperie.

Le territoire de ce quartier correspond à la partie Nord Est de la ville, soit la délimitation de la ville de Lafontaine avant le regroupement.


Le secteur Saint-Antoine

Ce secteur se situe dans la partie sud de Saint-Jérôme. L'appellation Saint-Antoine identifie un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Autrefois ville résidentielle, Saint-Antoine a existé comme paroisse, à compter de 1940, sous le nom de Saint-Antoine-des-Laurentides. Elle devait devenir municipalité de village en 1956. En 1967, à l'occasion de la modification de son statut municipal en celui de ville, l'appellation fut abrégée en Saint-Antoine. Elle honore la mémoire d'Antoine Labelle (1833-1891), familièrement identifié comme le curé Labelle, ou encore le Roi du Nord.

Le secteur a une vocation commerciale importante en raison des nombreux commerces implantés le long des routes 117 et 158 et du centre commercial situé près de cette intersection.

Sources : Commission de toponymie de Québec, archives de la Ville de Saint-Jérôme, Service des communications.
Date de mise à jour : 22/07/2015