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Xéropaysagisme


Le xéropaysagisme est basé sur 7 principes ayant pour objectif de créer un aménagement paysager réduisant la consommation d’eau et favorisant la protection de l’environnement. 

1. Planification et design


Il est important de bien planifier l’aménagement de la cour en essayant de conserver les plantes déjà bien établies sur le terrain. Pour ce faire, 3 étapes sont nécessaires.
  • Inventorier ce qui se trouve sur le site (arbres, plantes établies, roches, borne d’électricité de la ville ou borne-fontaine, relief du terrain, etc.) Vérifier également la luminosité et le vent. 
  • Concevoir un plan de plantation en considérant les microclimats du terrain, c’est-à-dire l’exposition au soleil ou les conditions d’eau à un endroit donné. Il est important de prendre en compte la grosseur des plantes et arbres à maturité afin de leur laisser l’espace adéquat pour leur croissance.
  • Sélectionner la végétation qui sera présente selon les microclimats. C’est à ce moment que la liste des noms des plantes est conçue ainsi que la disposition ou l’emplacement que chacune d’entre elles aura. 

2. Amélioration du sol 


L’amélioration du sol est définie selon les sols présents. Puisqu’ils diffèrent, il est recommandé d’effectuer une étude de ceux-ci. L’amélioration du sol peut aider le sol à conserver une plus grande quantité d’eau favorable, constituer un apport de nutriments et  permettre une meilleure infiltration d’eau et d’air.
  • Sur un terrain dépourvu de végétation: Ajouter de la matière organique et la mélanger au premier 6 pouces du sol. Dans certains cas, comme pour des sols sableux ou argileux, le compost peut s’avérer être une bonne solution.
  • Sur un terrain gazonné: Aérer le sol en effectuant des trous à l’aide d’un aérateur manuel ou un appareil motorisé. Les carottes peuvent rester sur le terrain puisqu’elles s’avèrent être bénéfiques pour le sol après décomposition. Afin de faciliter la décomposition, il est recommandé de briser les carottes en petits morceaux. Il est préférable d’effectuer l’aération sur un sol humide, et ce, 2 fois par année (habituellement au printemps et à l’automne). 

3. Sélection de plantes compatibles à l’usage 


Le regroupement des plantes selon leurs besoins en eau et en ensoleillement favorise un aménagement nécessitant une moins grande quantité d’eau. Pour un esthétisme plus agréable, il est possible de jouer avec les couleurs, les textures et les formes en tenant en compte le moment de floraison. 
Voici quelques exemples de plantes : L’achillea, l’echinacea, le dianthus, le gazania, le sempervivum et le rudbeckia. 

4. Espace gazonné utile et pratique 


L’espace gazonné est celui qui requiert le plus d’eau. L’aménagement doit donc être conçu pour répondre à ce besoin en utilisant le moins d’eau possible. Pour avoir une belle pelouse verte, il faut d’abord avoir un bon sol. La période pour planter diffère selon les espèces, il est donc recommandé de s’informer auprès de spécialistes pour de plus amples détails. 

5. Irrigation efficace 


Une bonne irrigation peut contribuer à réduire la quantité d’eau utilisée pour l’aménagement.  Il est important d’ajuster la quantité d’eau requise selon la saison. Ainsi, la fréquence et la durée de l’arrosage seront plus courtes au printemps qu’en plein mois de juillet. Plusieurs types d’arroseurs peuvent être utilisés. Les plus économes sont les gicleurs souterrains et le système de goutte.
  • Gicleurs souterrains : Ces systèmes sont enfouis sous terre pour être davantage esthétiques et pour permettre d’arroser des zones stratégiques. Cependant, ils sont plus coûteux que les systèmes de gicleurs traditionnels.
  • Système de goutte : Ce système permet une irrigation stratégique, il est facile à installer, il économise de l’eau et il ne requiert pas beaucoup d’entretien. De plus, il est peu coûteux.
Pour avoir une idée du temps requis d’arrosage, il est recommandé de placer un dispositif d’attrape eau (pluviomètre) dans la zone qui reçoit l’eau calculant ainsi l’accumulation de l’eau reçue en centimètre. Accompagnez le dispositif d’un chronomètre comptant 30 minutes pour déterminer l’eau reçue sur une période de temps définit.  Au total, pour une semaine sans pluie, l’arrosage devrait être de 2,5 cm. 

6. Utilisation de paillis 


Le paillis constitue un amendement contribuant à l’amélioration du sol. Il permet aussi de délimiter les différentes zones d’aménagement. Il existe deux sortes de paillis, soit le paillis organique et le paillis inorganique. 
  • Paillis organique : Tous les paillis organiques sont bénéfiques. Avec la décomposition, plusieurs nutriments sont apportés au sol. Il aide également à réduire l’évaporation du sol et à garder le sol frais pour les racines. Différentes sortes sont offertes dépendamment de l’utilité réservée au paillis.
  • Paillis inorganique : Principalement constitué de roches, il est offert sous plusieurs tailles, formes et couleurs. Combiné avec un géotextile, il assure une protection contre les mauvaises herbes. Il peut aussi aider à contrôler l’érosion du sol et l’évaporation. 

7. Entretien 


 Les aménagements suivant les 7 principes du xéropaysagisme ne sont pas des aménagements ne comportant aucun entretien ni arrosage. Au total, 7 entretiens peuvent être requis pour l’aménagement ou le maintien d’une cour. 
  • Enlever les mauvaises herbes;
  • Couper le gazon à une hauteur de 7,5 cm (à l’exception de la première coupe de printemps et de la dernière coupe d’automne qui devraient être de 5 cm) et laisser les rognures de tonte;
  • Ajouter du paillis autour des arbres, arbustes et plantes;
  • Utiliser des fertilisants au besoin. Éviter l’usage de pesticides et d’herbicides qui peuvent affecter l’environnement. Il est important de savoir qu’un apport trop grand provenant des fertilisants peut être nuisible, car il augmentera la croissance de telle sorte que la demande d’entretien sera plus grande. Cela aura aussi pour effet d’augmenter la demande en eau;
  • Arroser manuellement ou à l’aide de différents systèmes d’irrigations. 
  • Aérer une à deux fois par année à une profondeur d’environ 3 à 4 pouces (environ 8 à 10 cm);
  • Couper les branches mortes et affectées par des maladies pour éviter  la propagation et ainsi obtenir une apparence plus saine. Cependant, il est important d'éviter de les tailler. Cette opération peut endommager les plantes et être plus nuisible qu’aidante. Disposer les branches coupées dans un compost résidentiel ou en appelant la Centrale du citoyen au 450 569-5000. 

Date de mise à jour : 27/03/2017