13 octobre 2026

La Ville de Saint-Jérôme annonce aujourd’hui l’officialisation de l’acquisition de près de 6 millions de pieds carrés de milieux naturels à haute valeur écologique dans le secteur du parc naturel du Lac-Jérôme. Les actes notariés ayant maintenant été signés, la Ville est désormais propriétaire de ces terrains, qui seront protégés et mis en valeur au bénéfice de la collectivité.

Cette acquisition découle de l’entente d’échange de terrains adoptée par le conseil municipal en juillet 2025 entre la Ville et le promoteur des projets résidentiels connus sous le nom d’Écoquartier.

Grâce à cette entente novatrice, la Ville a cédé 219 000 pieds carrés de terrains, soit 105 000 pieds carrés de terrains asphaltés au centre-ville (parcs de stationnement P1, P3 et P4) et 114 000 pieds carrés de terrains situés dans Saint-Antoine, en échange de près de 6 millions de pieds carrés d’espaces naturels initialement destinés au développement résidentiel. Cette approche permet à la fois de protéger un vaste territoire naturel et de favoriser un développement urbain réfléchi et structurant dans les secteurs déjà urbanisés.

Une acquisition historique pour la protection des espaces naturels

L’acquisition de ces terrains permet à la Ville de doubler la superficie du parc naturel du Lac-Jérôme et de consolider un important noyau de conservation au cœur de son réseau d’espaces naturels.

En combinant ces nouveaux terrains à ceux du parc naturel du Lac-Jérôme, ce sont désormais près de 24 millions de pieds carrés d’espaces naturels qui seront accessibles aux citoyens, soit l’équivalent de 274 terrains de football.

« Cette acquisition représente l’un des gains environnementaux les plus importants de l’histoire récente de Saint-Jérôme. Grâce à cet échange, nous protégeons aujourd’hui un territoire naturel majeur pour les générations futures tout en poursuivant notre vision d’un centre-ville dynamique et habité », a déclaré Rémi Barbeau, le maire de Saint-Jérôme.

Une vision à long terme

Depuis l’adoption de l’entente en 2025, plusieurs ajustements ont été apportés afin d’en renforcer les retombées environnementales et collectives. Ces bonifications ont notamment permis de préserver un secteur naturel situé à proximité de la route 158 qui aurait pu être développé selon certaines conditions prévues à l’entente initiale, d’ajouter des mesures de protection d’un milieu humide et de mieux encadrer les conditions de développement des terrains visés par l’échange.

La Ville entend assurer la protection, la conservation et la mise en valeur de ces terrains et souhaite, à plus long terme, leur accorder un niveau de protection comparable à celui du parc naturel du Lac-Jérôme.  Cette démarche s’inscrit dans la continuité des initiatives mises en œuvre ces dernières années pour préserver le patrimoine naturel, notamment par la réalisation d’analyses environnementales, la protection des sources d’approvisionnement en eau potable et les investissements consacrés à la mise en valeur des parcs naturels.

Développement du centre-ville et lutte contre l’étalement urbain

En parallèle, les terrains du centre-ville visés par l’entente pourront accueillir, au cours des prochaines années, des projets résidentiels et commerciaux conformes aux orientations du Plan d’urbanisme et de mobilité durable (PUMD).

« La vision du conseil vise à concentrer le développement résidentiel dans les secteurs déjà urbanisés afin de favoriser la revitalisation du centre-ville, d’augmenter l’offre d’habitation, de limiter l’étalement urbain et de protéger de vastes milieux naturels, dont certains à haute valeur écologique », a mentionné M. Barbeau. « Les projets qui seront réalisés devront aussi permettre de préserver une offre globale de stationnement répondant aux besoins de la population, communauté d’affaires et clientèle de passage afin d’assurer l’accessibilité et le dynamisme du centre-ville », a précisé le maire.

Des travaux compatibles avec les objectifs de conservation

Certaines interventions de forage nécessaires au raccordement futur des réseaux d’aqueduc et d’égout entre les quartiers Montmartre et Saint-Antoine doivent être réalisées d’ici la fin de l’année dans un corridor précis du territoire protégé. Ces travaux découlent des conditions de l’entente conclue avec le promoteur et constituent l’un des éléments ayant permis la protection à long terme des terrains acquis par la Ville.

Avant de retenir le tracé, différents scénarios ont été évalués afin de réduire au minimum les impacts sur l’environnement. Les recommandations formulées à la suite de l’analyse des différents scénarios ont permis de limiter les superficies à déboiser ainsi que les interventions dans les milieux humides et hydriques.

Une fois les travaux complétés, ce corridor sera transformé en sentier reliant notamment le parc naturel du Lac-Jérôme et le parc Jean-Guy-Décarie, contribuant ainsi à la mise en valeur du territoire et à l’amélioration de son accessibilité pour la population. La Ville rappelle que ces travaux découlent des conditions de l’entente et ne remettent aucunement en question son engagement envers la protection des espaces naturels. Ils s’inscrivent dans une démarche visant à assurer la préservation et la mise en valeur à long terme de ce vaste territoire naturel.

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