8 mars 2026

Depuis 2019, la Ville de Saint-Jérôme pose des gestes concrets pour reconnaître la contribution des femmes à l’histoire locale et québécoise. Par l’entremise de son comité de toponymie, la Ville a mis à l’honneur 9 femmes d’exception par l’attribution de leur nom à des rues, des parcs et des lieux publics.

Source d’archives : 30 octobre 1991, Archives nationales à Montréal, Fonds La Presse, (06M,P833,S5,D1991-0379), Robert Nadon

Rue Corno

Située dans un secteur où les voies de communication portent des noms de peintres québécois, cette rue rend hommage à Joanne Corneau (1952-2016), mieux connue sous le pseudonyme de Corno. Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, elle amorce sa carrière au Québec avant de s’établir à New York. En 2006, elle ouvre une galerie d’art à Montréal. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs grandes villes du monde, notamment New York, Londres, Monaco, Singapour et Paris.

Rue Monique-Harvey

Également située dans un secteur nommé en l’honneur de peintres québécois, cette rue souligne le parcours de Monique Harvey (1950-2001). Née à Montréal, cette artiste peintre s’est fait connaître dans les années 1980 grâce à sa participation à de nombreuses expositions.

Source d’archives : Histoire et Archives Laurentides, P078 Fonds famille Joseph-Édouard Parent

Parc Honorine-Melançon

Aménagé sur la rue Melançon, ce parc public rappelle la mémoire d’Honorine Melançon (1861-1931). Épouse du notaire Joseph-Édouard Parent, elle a résidé avec sa famille dans l’ancien manoir des De Bellefeuille, acquis en 1902 et situé sur l’actuelle rue Melançon. Fait étonnant pour l’époque, l’époux d’Honorine Melançon lui donne quelques terrains de cette terre dont la gestion lui appartient. Elle vend l’un d’eux, aujourd’hui le parc Honorine-Melançon, à la Société d’agriculture du comté de Terrebonne en 1915 à la condition que celui-ci soit un lieu public.

Source d’archives : Histoire et archives Laurentides, P084, Fonds Famille Dubouil

Rue Simone-Dubouil

Cette rue honore Simone Dubouil, née Sigalens (1922-2011). Originaire de France, elle s’établit à Saint-Jérôme avec son époux René Dubouil et participe à l’ouverture d’une boucherie chevaline en 1959. Simone Dubouil a dirigé l’entreprise pendant 44 ans, contribuant activement à la vie économique locale.

Source d’archives : Histoire et Archives Laurentides, Fonds L’Écho du Nord, P031,S02,SS03,D129

Parc Francine-Filiatrault

Le parc Francine-Filiatrault rend hommage à Francine Filiatrault (1947-2016), reconnue pour son engagement exceptionnel dans le milieu sportif. Bénévole durant 40 ans auprès de la Fédération des clubs de hockey mineur de Saint-Jérôme, elle a également contribué pendant près de 35 ans au tournoi provincial pee-wee et a entraîné, pendant environ 30 ans, des équipes masculines pee-wee.

Rue Antonia-Nantel

Cette rue rappelle la contribution d’Antonia Nantel (1886-1955), épouse de Louis-Athanase David. Elle a consacré une partie importante de sa vie à promouvoir la musique classique au Québec, notamment par son implication au sein du Montreal Orchestra et sa participation à la fondation de la Société des concerts symphoniques de Montréal, aujourd’hui l’Orchestre symphonique de Montréal.

Source d’archives : Histoire et Archives Laurentides, Fonds L’Écho du Nord, P031,S02,SS01,D03

Place Pauline-Cadieux

La place Pauline-Cadieux souligne le parcours remarquable de Pauline Cadieux (1907-1996). Auteure, journaliste et fonctionnaire, elle a été la première femme au Québec à occuper plusieurs fonctions judiciaires d’importance, notamment au palais de justice de Saint-Jérôme. Journaliste pour L’Écho du Nord, The Gazette et La Presse, elle est aussi l’auteure de plusieurs romans, dont La lampe dans la fenêtre, ayant inspiré le film Cordélia. À la fin des années 1970, elle a contribué à la sauvegarde de la gare de Rivière-Blanche, où un musée a été aménagé.

Source d’archives : Histoire et Archives Laurentides, Fonds L’Écho du Nord, P031,S02,SS01,D18

Rue Claire-Richer

Cette rue rend hommage à Claire Richer (1923-1985), connue sous le nom de sœur Marie-François-de-Jésus au sein de la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne. Directrice adjointe de l’école Marchand, elle a également été responsable de la paroisse de Saint-Michel-Archange à partir de 1975, devenant l’une des rares femmes à exercer des fonctions de curé au Québec.

Rue Yvette-Grisé

Enfin, la rue Yvette-Grisé honore Yvette Grisé (1920-2019). Professeure, puis directrice de l’école des infirmières de l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, elle a contribué à la formation de plus de 300 infirmières entre 1958 et 1970, laissant une empreinte durable dans le milieu de la santé.

Source : Commission de toponymie du Québec

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